Chacun est invité à recevoir le baptême, sans distinction d’âge ou de culture.
Se préparer au baptême, c’est prendre le temps de comprendre en quoi on croit — et de choisir vraiment. C’est pourquoi le chemin qui y mène dure entre un et deux ans pour un adulte. Pendant cette période, au sein d’un groupe local, on découvre progressivement qui était Jésus, ce que signifie prier, et ce que c’est que de vivre avec d’autres en partageant les mêmes valeurs. Le baptême a lieu la nuit de Pâques, au terme de plusieurs étapes qui jalonnent ce parcours intérieur.
Baptiser un bébé, c’est lui offrir dès le départ un lien vivant avec Dieu. Mais cela ne le dispense de rien : en grandissant, il devra lui aussi traverser ses propres questions, approfondir ce qu’il croit, et décider en connaissance de cause s’il veut faire sienne cette foi reçue à la naissance. Les années de catéchisme (l’équivalent d’une formation religieuse pour les enfants) servent précisément à cela.
Qu’on soit baptisé bébé ou adulte, la foi n’est pas un acquis figé — elle grandit, elle évolue, parfois elle vacille. C’est pourquoi, chaque année à Pâques, tous les baptisés renouvellent ensemble les engagements pris le jour de leur baptême. Une façon de dire : je choisis encore.
Un acte de l’Eglise toute entière
On ne croit pas seul dans son coin. La foi a besoin d’autres personnes pour prendre racine et s’approfondir. C’est ce que Jésus a demandé lors de son dernier repas avec les apôtres, la cène. C’est donc auprès de la paroisse (la communauté catholique de son quartier) qu’on se tourne pour préparer un baptême.
Les parents sont les premiers à transmettre ce qu’ils vivent et ce en quoi ils croient. Le parrain et la marraine ne sont pas là pour faire de la figuration le jour J : ils s’engagent à accompagner le ou la filleul(e) dans sa vie, à être des repères solides pour lui. Et au-delà du cercle proche, c’est toute la communauté qui a un rôle : accueillir, soutenir, ne pas laisser seul celle ou celui qui débute.
Le baptême est habituellement célébré par un prêtre ou un diacre — deux « ministres » de l’Église catholique, sans distinction de rang pour ce rite. Mais dans une situation d’urgence vitale, n’importe qui peut baptiser: il suffit d’un peu d’eau et de prononcer ces mots : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

Témoignage
« A l’aube de mes 40 ans, j’ai laissé éclater la foi qui avait jailli en moi enfant, en semant plein de graines tout au long de mon parcours de vie jusqu’à l’âge actuel. J’ai demandé le Baptême. Je me suis autorisée à vivre pleinement ce que je ressentais, j’ai rencontré plus profondément le Christ. J’ai découvert une paix intérieure et une joie profonde. Grâce à mes accompagnateurs, j’ai réfléchi et médité sur les textes de la bible, j’ai pu mûrir ma réflexion.Au-delà du Baptême, j’ai reçu aussi le sacrement de l’Eucharistie et de la Confirmation, comme une consécration de ma foi. Par sa dimension spirituelle le cheminement vers la confirmation est merveilleux et heureux, il est porteur de l’Esprit Saint. Merci « Delphine.
Les origines du baptême; un peu de théologie
Le mot « baptiser » vient du mot grec « baptizein » qui signifie « plonger ». Baptiser, c’est plonger dans l’eau. Le sacrement du baptême va au-delà de ce geste.
Le baptême est d’être pleinement associé à la mort et la résurrection du Christ. En mourant sur une croix, Jésus Christ plonge librement dans la mort pour chercher l’humanité morte par le péché. (Le péché est l’action de l’Homme de se couper librement de Dieu. Se coupant de Dieu, l’Homme se coupe des autres).
Jésus, fils de Dieu a pleinement confiance en son Père qui vient le tirer des ténèbres de la mort et lui donner la vie. En ressuscitant, Jésus vient donc briser les portes de la mort entrainant à sa suite toute l’humanité désireuse de Vie.
Dieu vient donc chercher l’Humanité perdue incapable de se sauver par elle-même, c’est-à-dire d’être pleinement restaurée dans sa relation avec Dieu et avec les autres.
Quarante jours après l’événement de la Pâque (ce mot signifie passage et donc passage de la mort à la Vie), Jésus monte au Ciel ; c’est l’Ascension. Peu avant sa passion, il fait une promesse à ses disciples : « Je vous enverrai l’Esprit Saint qui vous introduira dans la Vérité toute entière » cf. Evangile selon saint Jean chapitre 16, verset 7 à 13.
Cette promesse s’accomplit le jour de la Pentecôte (qui est pour les juifs le jour de la fête du don de la Loi de Dieu à Moïse qui se passe cinquante jours après la Pâque juive où les Hébreux sont libérés d’Egypte). A la Pentecôte, les disciples reçoivent en plénitude la Loi nouvelle : L’Esprit Saint. Ce don de Dieu merveilleux qui est Dieu lui-même, les apôtres ne peuvent le garder pour eux-mêmes et Pierre dit autour de lui « Faites vous baptiser et vous recevrez le don de l’Esprit » (Actes des apôtres chapitre 2, verset 38).
Recevoir, le baptême a trois effets et non des moindres :
- Recevoir L’Esprit de Dieu : son Esprit Saint. Etre baptisé, c’est accepter et être dans la joie de croire que Dieu est venu par son Fils me rejoindre là où j’en suis et ne cesse d’être là tout au long de ma vie.
- Par son Esprit Saint, il me sauve du péché.
- Par son Esprit, il me fait entrer dans l’Eglise qui est la communauté des chrétiens. Je deviens donc frère de tous les baptisés (morts ou vivants). J’entre donc dans une grande communion celle des saints par le Christ.
Depuis son origine, l’Eglise ne cesse de proposer le baptême. L’histoire du baptême au cours des siècles à évoluer. Aujourd’hui, il est proposé à tous les âges à la seule condition de croire et de désirer connaitre le Dieu unique Père, Fils et Esprit Saint.
Père Sébastien Chauchat
Source : site du diocèse de Versailles https://www.catholique78.fr/demander/recevoir-le-bapteme/

