
Dimanche 17 Janvier 2016, c’est Dimanche Ensemble… Troisième Epiphanie, après les mages et le baptême de Jésus. L’évangile des noces de Cana annonce les noces éternelles du Christ avec son Eglise.

Nous accueillons le Père Didier Berthet, supérieur du Séminaire d’Issy les Moulineaux et prêtre du Diocèse de Nanterre.
A Cana, Jésus a voulu sceller une alliance définitive avec l’humanité, une alliance nouvelle, éternelle, nuptiale. Les Noces de Cana ne sont pas « donnant donnant », ni un contrat. Elles nous laissent libres d’accepter ou pas l’amour gratuit de Dieu, dans la fidélité. chacun de nous est le serviteur de cette alliance, en vit et est appelé à en porter témoignage. A nous de découvrir la joie d’être dans cette alliance et d’en être serviteur. Répondons à l’invitation de s’unir au Christ ressuscité dans sa prière et son offrande.

Nous voici devant toi, Ô notre Père, rassemblés devant toi, sous ton nom,
Nous voici devant toi, Ô notre Père, serviteurs en tout lieu, de ta plus grande gloire !

Après le réchauffement apporté par l’appréciable café-thé-brioche, c’est un temps d’enseignement qui est proposé :
L’Eucharistie, sacrement de la miséricorde
Par petits groupes, nous sommes amenés à partager nos réflexions. Qu’est-ce que la miséricorde ? Quelle parole de la messe me touche et devient miséricorde ? A quel moment ? 

Le Père Didier relit l’évangile du « fils aîné » (le fils prodigue) qui est le plus bel exemple de la miséricorde de Dieu. « Tout ce qui est à moi est à toi » dit le Seigneur. La miséricorde est la force de l’amour de Dieu, inconditionnelle, qui sauve et qui relève. C’est elle qui permet de voir l’autre comme le fils de Dieu, comme moi. L’Eucharistie est le sacrement de la miséricorde par la présence, par l’offrande, par le service.
La présence ? Jésus est présent dans l’Eucharistie et nous rend présent à Lui. Il ouvre les coeurs à ceux avec qui on partage la foi. Dans la messe, Jésus nous met en communion avec toute l’humanité, d’où l’universalité de l’Eucharistie. De ce fait, nous sommes tous associés au mystère pascal.
L’offrande ? Le sacrifice de Jésus devient notre offrande. En nous reconnaissant pécheurs, nos vies sont sauvées par l’offrande de la vie du Christ.
Le service ? Mettre sa vie dans l’attention à l’autre, celui qui a besoin qu’on le regarde, qu’on le rétablisse, qu’on le relève.
La miséricorde nous est donnée pour qu’on devienne miséricordieux comme Dieu est miséricordieux.

Déjeuner convivial autour d’une choucroute.
L’après-midi est consacré à la découverte des talents des paroissiens. Chacun apporte ses oeuvres : peintures, dessins, décorations de livres d’enfants, boucles d’oreille, sculptures sur bois, marqueteries, fusées, coutures, photos, modelages, art floral liturgique… On chante… On raconte un conte, un conte liturgique..

L’heure de se quitter arrive … Partageons un temps d’action de grâce pour cette journée remplie de cadeaux, pour ces rencontres joyeuses. 
Merci pour ce jour qui finit, merci pour cette nuit qui vient. Mon Dieu, qu’elle berce le sommeil des hommes endormis. Qu’elle berce ceux que j’aime, qu’elle me berce moi-même, jusqu’à demain.
Dans ce jour qui finit, tout n’a pas été beau ni bien fait, ni parfait. Réparez, si c’est possible Effacez, changez,
et donnez-nous la force de faire mieux demain.
Dans ce jour qui finit, des hommes ont souffert. Guérissez, si c’est possible. Diminuez le mal ou le chagrin.
Faites que quelque chose vienne apaiser leur peine. Faites que quelqu’un s’en aille les aider et que cette nuit leur fasse du bien.
Dans ce jour qui finit, nous n’avons pas été ce que nous aurions dû être. Faites-nous meilleurs, mon Dieu, si c’est possible, moins durs envers les autres, plus doux, plus patients. Faites-nous plus forts aussi, plus décidés, plus exigeants pour nous-mêmes, plus vrais dans nos paroles, plus fidèles à nos promesses, plus actifs dans nos travaux, plus obéissants et plus soumis, plus rieurs aussi et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, plus grand.
Merci pour ce jour qui finit. Merci pour cette nuit qui vient. Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis.
Qu’elle berce ceux que j’aime, qu’elle me berce moi-même, jusqu’à demain. (d’après le second Livre du Lézard).

